Ou comment survivre au coeur de l'hiver
suédois.
Et voilà, déjà le mois de février et mes super bonnes résolutions du mois de janvier n'ont pas fait très long feu. Deux pauvres petits articles sur mon blog et j'ai de nouveau disparu, seulement voilà, c'est vraiment PAS MA FAUTE ! Non non non, c'est juste qu'en ce moment ma vie d'étudiante Erasmus est très chargée, et que j'ai du mal à trouver le temps de me poser et d'écrire tout ce qu'il m'arrive.
Le mois de janvier a été assez épique, avec le départ (non sans difficultés) de tous mes collocs et ami(e)s du premier semestre, puis l'arrivée de mes nouveaux collocs super géniaux. Je me suis retrouvée à devoir expliquer tous les matins où se situait le local poubelle (je ne sais pas pourquoi ils avaient justement besoin de le savoir à 9h du matin quand j'ai la tête dans le brouillard et que mes pieds plutôt bien éduqués me conduisent comme des grands jusqu'à la cuisine), mais en échange j'ai été dispensée du passage de la serpillière dans tout le couloir après qu'ils aient décrété qu'on n'avait pas besoin d'un planning de ménage et que tout le monde pouvait très bien aider .... Ça a duré une semaine, juste la semaine de ma corvée ménage !! Désormais une nouvelle routine s'est installée dans le corridor, on passe beaucoup de temps à discuter tous ensemble et on n'a presque pas besoin de râler pour que la vaisselle sale soit lavée et essuyée. Parfait !
Je vous passe sur le coup les dîners, brunchs, Fikas, les soirées crêpes (cette année nouveau concept, la chandeleur ça dure toute une semaine !), ou les movie nights à pleurer devant Remember Me ou à regarder The Artist habilement téléchargé illégalement par moi même. A cela il faut encore ajouter les émissions politiques presque deux fois par semaine regardées - avec plus ou moins de succès suivant l'état de la connexion - sur internet et commentées entre français les jours suivants, et ça fait de moi une Erasmus dé-bor-dée.
D'autant qu'incroyable mais vrai, ce semestre j'ai tout plein de boulot et me retrouve donc à enchaîner les journées passées à bosser à la bibliothèque. J'ai changé trois fois mes cours du second semestre pour finalement décider au dernier moment que j'allais continuer le programme suivi au premier semestre, sauf qu'il n'était marqué nulle part que Peace and Development Studies 2 nécessitait deux fois plus de boulot que Peace and Development Studies 1.
Enfin mes cours sont toujours très intéressants et puis - croisons les doigts - j'aurai bientôt l'opportunité d'appliquer tout ça avec un stage au Bénin cet été. Contre toute attente, j'ai reçu un accord de principe de prise en stage seulement 5 jours après avoir débuté mes recherches, toutefois depuis plus de nouvelles alors j'attends en rafraichissant la page de ma boîte mail toutes les vingt minutes...
Mais avant de partir (j'espère) tout près de l'Equateur cet été, je vais monter au delà du Cercle Polaire Arctique dans moins de deux semaines maintenant avec Baloo, Maïté et Chloë. Et on ne redescendra qu'après avoir vu une aurore boréale, peut importe le nombre de doigts de pieds qu'il nous faudra sacrifier en chemin.
Heureusement (mouaiff), la météo européenne a décidé de nous organiser une préparation intensive à la survie en températures hostiles. Si vous pensez avoir froid en France, sachez qu'en Suède on stagne depuis une bonne semaine en dessous du -10degrés. En clair, il caille sévère, le must du must étant encore d'attendre un taxi pour rentrer à Vallgatan un samedi soir (enfin dimanche matin en l’occurrence) à 1h30, sous -18degrés et habillées en petite tenue robe/collants fins/ballerines.
Comme d'habitude, une fois que je suis lancée plus rien ne m'arrête et mon racontage de vie s'étire sur des lignes et des lignes. Je vais donc abréger vos souffrances et finir par un best of du contenu récent de mon appareil photo.
Quand tout le monde s'en va, le couloir se transforme en supermarché
géant version "qui qu'en veut de mes fonds de placards/frigos". Avec
Siobhan, Jeeyun et Sumin (nous ne sommes que 4 à rester ici un an), on a
donc bien fait le plein de pâtes, purée, couscous, plaquettes de beurre
et confitures en tout genre. On a également profité de l'occasion pour
faire un grand coup de nettoyage sur le couloir et revoir un peu la
décoration. Parce que, au choix, 1)Nous sommes vraiment des collocs
formidables, 2)Mais qu'est-ce qu'on se fait chmire quand il n'y a plus
personne !
Depuis trois semaines les températures sont coincées en dessous de zéro degré, donc quand il neige et bah ... ça fond pas ! Par conséquent, les routes/pistes cyclables de Växjö ressemblent désormais à ça :
Et si on brunchait à Vallgatan ?? Samedi dernier on s'est tous retrouvés dans la cuisine pour préparer chacun un petit quelque chose qu'on pourrait déguster tous ensemble. Mes trois collocs coréennes nous ont servi des sushis coréens (kimbob), les trois hollandaises ont fait des pancakes, Siobhan (UK) a fait du pain perdu et Matina (Grèce) du porc aux légumes.
Le résultat d'une heure de travail avant indigestion. Et après, je m'étonne de ne plus rentrer dans la robe que j'avais porté pour le Welcome dinner en septembre dernier .... Maintenant c'est sûr, ce semestre je me remets au sport !

2 commentaires:
Encore une fois, Växjö, Eichstätt, même trémas, même combat. On stagne aussi en dessous du -10° (plus proche du -20 d'ailleurs), sauf que nous on a pas encore dit au revoir à nos Erasmus. Et puis Choupinou, là haut, on va avoir froid. Donc on va perdre. (Sauf si on a froid -> on se dit que le froid fait maigrir -> on mange plus -> on mange encore en se justifiant grâce à l'argument apporté plus haut -> on grossit. CQFD).
Depuis quand le froid fait maigrir ? Pour moi froid = pas de sport + beaucoup à manger pour pas déprimer = grossir.
Si seulement j'avais une Wii (et une TV pour la faire marcher), je pourrais suer à grosse goutte avec Just Danse ! :-(
Enregistrer un commentaire