Une semaine de plus vient
de se terminer, une nouvelle débute, et le temps file : déjà deux
mois que je vis ma petite vie suédoise !
Que s'est-il passé la
semaine dernière ?
En l'espace d'une
semaine, j'ai eu le temps de me transformer en experte onusienne
ultralibérale le temps d'un jeu de rôle, me crêpant le chignon
avec les experts réalistes et structuralistes sur les meilleures
solutions à adopter pour sortir l'Irak du sous-développement. J'ai
également assisté à une conférence des plus intéressantes qui
m'a confirmé dans l'idée que les femmes vont sauver le monde (les
non convaincus n'auront qu'à faire un tour sur Wikipédia
pour apprendre comment le mouvement des femmes du Libéria a permis
le retour de la paix dans le pays).
Et puis j'ai eu beaucoup
de temps pour ne rien faire. Presque pas de boulot pour l'université
et pas de sorties/voyages prévus donnent beaucoup de glandage, de
streaming et de lecture sous ma couette. Ça c'est de l'aventure,
n'est-ce pas ? J'avais tellement rien à faire que j'en suis presque
arrivée à regretter que le rythme à la fac soit aussi
tranquille... L'inactivité nuit gravement à la santé mentale en
altérant les capacités de raisonnement semble t-il !
Heureusement le week-end
est arrivé pour me sortir de mon état avancé de larve. Un week-end
où j'ai mangé, mangé et encore mangé, célébré le Thanksgiving
canadien (un post spécial arrive sur le sujet), regardé la finale
de la coupe du monde de rugby dans une des salles de cours de la fac
et mangé des gaufres en forme de cœur pour me consoler de notre
défaite.
Puis je me réveille ce
matin et réalise qu'on est déjà de nouveau lundi, et qu'en outre
cela fait maintenant deux mois que je suis ici.
Deux mois, c'est le temps
nécessaire pour bien s'installer dans son nouveau chez soi et
reprendre une vie normale, loin des excès (dans les deux sens) des
premiers jours et des premières semaines. Ma vie est redevenue
« tranquille ». Tellement tranquille que je me suis
demandée si je n'avais pas raté quelque chose en refusant de partir
« trop loin de la maison », comme si un choc culturel
plus prononcé apportait plus de frissons et d'excitation au
quotidien.
Mais cette impression de
tranquillité n'a rien à voir avec un quelconque choc culturel,
autrement appelé ça-se-passe-pas-comme-ça-à-la-maison. La
tranquillité, c'est le mode de vie suédois. Au cours d'une
conversation avec Sumin, une de mes colocataires suédoises, nous en
sommes arrivées à un consensus sur l'idée que vivre à Växjö,
« c'est relaxant ». La nature est présente partout,
l'organisation sans faille suédoise nous épargne nombre de
problèmes, d'inquiétudes et de prises de tête (sauf quand il
s'agit de payer mon loyer par prélèvement automatique mais c'est
une autre histoire), et le système éducatif rend les étudiants
sereins, loin du stress et de la pression permanente de notre bon
vieux système français. Alors oui, vivre en Suède c'est
tranquille, mais c'est bien là la richesse des suédois.
| Sans aucun rapport mais je n'ai pas beaucoup de photos sous la main. Un souvenir du musée d'Art Moderne de Stockholm. |
2 commentaires:
Une Pauline philosophe comme on la connait ! Bisous Maman
Y'a un proverbe Ch'ti qui dit que l'étranger quand il arrive chez les Ch'ti, il pleure deux fois : quand il arrive et quand il repart. Ca s'applique aussi à d'autres pays ...
(Oui, c'est pas la VRAI version, mais j'te laisse écumer youtube pour la retrouver !)
Enregistrer un commentaire