lundi 24 octobre 2011

It is relaxing !


Une semaine de plus vient de se terminer, une nouvelle débute, et le temps file : déjà deux mois que je vis ma petite vie suédoise !


Que s'est-il passé la semaine dernière ?

En l'espace d'une semaine, j'ai eu le temps de me transformer en experte onusienne ultralibérale le temps d'un jeu de rôle, me crêpant le chignon avec les experts réalistes et structuralistes sur les meilleures solutions à adopter pour sortir l'Irak du sous-développement. J'ai également assisté à une conférence des plus intéressantes qui m'a confirmé dans l'idée que les femmes vont sauver le monde (les non convaincus n'auront qu'à faire un tour sur Wikipédia pour apprendre comment le mouvement des femmes du Libéria a permis le retour de la paix dans le pays).

Et puis j'ai eu beaucoup de temps pour ne rien faire. Presque pas de boulot pour l'université et pas de sorties/voyages prévus donnent beaucoup de glandage, de streaming et de lecture sous ma couette. Ça c'est de l'aventure, n'est-ce pas ? J'avais tellement rien à faire que j'en suis presque arrivée à regretter que le rythme à la fac soit aussi tranquille... L'inactivité nuit gravement à la santé mentale en altérant les capacités de raisonnement semble t-il !

Heureusement le week-end est arrivé pour me sortir de mon état avancé de larve. Un week-end où j'ai mangé, mangé et encore mangé, célébré le Thanksgiving canadien (un post spécial arrive sur le sujet), regardé la finale de la coupe du monde de rugby dans une des salles de cours de la fac et mangé des gaufres en forme de cœur pour me consoler de notre défaite.


Puis je me réveille ce matin et réalise qu'on est déjà de nouveau lundi, et qu'en outre cela fait maintenant deux mois que je suis ici.

Deux mois, c'est le temps nécessaire pour bien s'installer dans son nouveau chez soi et reprendre une vie normale, loin des excès (dans les deux sens) des premiers jours et des premières semaines. Ma vie est redevenue « tranquille ». Tellement tranquille que je me suis demandée si je n'avais pas raté quelque chose en refusant de partir « trop loin de la maison », comme si un choc culturel plus prononcé apportait plus de frissons et d'excitation au quotidien.

Mais cette impression de tranquillité n'a rien à voir avec un quelconque choc culturel, autrement appelé ça-se-passe-pas-comme-ça-à-la-maison. La tranquillité, c'est le mode de vie suédois. Au cours d'une conversation avec Sumin, une de mes colocataires suédoises, nous en sommes arrivées à un consensus sur l'idée que vivre à Växjö, « c'est relaxant ». La nature est présente partout, l'organisation sans faille suédoise nous épargne nombre de problèmes, d'inquiétudes et de prises de tête (sauf quand il s'agit de payer mon loyer par prélèvement automatique mais c'est une autre histoire), et le système éducatif rend les étudiants sereins, loin du stress et de la pression permanente de notre bon vieux système français. Alors oui, vivre en Suède c'est tranquille, mais c'est bien là la richesse des suédois.
Sans aucun rapport mais je n'ai pas beaucoup de photos sous la main.
Un souvenir du musée d'Art Moderne de Stockholm.

2 commentaires:

Maman a dit…

Une Pauline philosophe comme on la connait ! Bisous Maman

Baloo a dit…

Y'a un proverbe Ch'ti qui dit que l'étranger quand il arrive chez les Ch'ti, il pleure deux fois : quand il arrive et quand il repart. Ca s'applique aussi à d'autres pays ...

(Oui, c'est pas la VRAI version, mais j'te laisse écumer youtube pour la retrouver !)