L'avantage d'avoir une
semaine de cours de 3 jours et des week-ends de 4 c'est que ça
laisse pas mal de temps pour partir à la vadrouille. Ce week-end,
nos sacs à dos sont allés de balader sur l'île d'Öland : la Côte
d'Azur suédoise, une île de 137 km de long pour 4 à 16km de large,
la plage la plus longue de Suède et une concentration de moulins au
km2 très importante.
Flavie parlait d'Öland
depuis des lustres mais, comme d'habitude, notre week-end s'est
finalement organisé à la dernière minute. Au milieu du restau Thaï
de Växjö proposant buffet à volonté, on a sorti le Lonely Planet
(le Routard craint un paquet concernant Öland ou, autrement dit,
« le Routard is not what it was ») et décidé qu'on
voulait tout voir. C'est ainsi que deux françaises et deux
allemandes (Julia et Ann Katrin) se lancent dans un road trip sur
l'île d'Öland.
A peine le temps de
digérer nos excès thaïlandais que l'on se retrouve en ce vendredi
matin chez Europcar. On récupère les clés de notre super voiture
de location qui redémarre toute seule quand on cale (c'est magique
!), on branche le GPS de Julia (qui manifeste son mécontentement par
un « Stand relax ! » quand on roule trop vite), et nous
voilà parties.
Avant d'atteindre Öland
on profite d'un arrêt à Kalmar pour découvrir la cousine de Växjö.
En effet, les deux universités ont récemment fusionné, fusion dont
a résulté une invasion de poussins jaunes arborant fièrement le
sweat de la Linnaeus University dans les deux villes. Mais Kalmar,
c'est surtout un magnifique château, le début de nos photos
stupides, et un détour par IKEA pour déjeuner bon et pas cher. On a
même frôlé l'exploit de ressortir d'IKEA les mains vides, mais il
a fallu que Julia craque dans les 10 derniers mètres.
C'est donc avec un
assortiment de couverts pour son futur appartement de Hamburg que
l'on traverse le pont reliant Kalmar à Färjestaden. S'en suit alors
un jour et demi à sillonner l'île en voiture à la découverte de
ses splendides paysages. D'immenses plaines tombant dans la mer, des
moulins à vent, des éoliennes, des phares, des châteaux en ruine. Et même la résidence d'été de la famille royale. Le tout sous un soleil et une lumière magnifiques. Les couleurs
automnales de l'île s'embrasent.
Notre escapade prend des
allures de safari : « ralentis, y a un moulin/un phare/un
oiseau/etc » / ouverture de la fenêtre / photo / photo / photo
/ « je peux redémarrer ?, j'ai une voiture derrière ! ».
On se perd dans la forêt
et dans la nuit noire, espérant ne pas faire la rencontre d'un élan
sur notre trajet. On emprunte une route longeant la mer qui n'a pas
grand chose d'une route et qui nous rappelle qu'on n'a pas loué un
4x4. On découvre que les petits villages qui apparaissent sur la
carte ne correspondent ni plus ni moins qu'à une douzaine de boîte
aux lettres perdues in the middle of nowhere. Quant aux « grosses
villes », c'est ce qu'on appellerait plus communément « un
pâté de maisons ».
Notre recherche d'un
restaurant/supermarché/station
essence/enfin bref de tout endroit où nous pourrions acheter de quoi déjeuner en ce samedi midi se transforme alors en long périple vers le Sud. « Poussons
jusqu'à la prochaine ville, ça a l'air plus grand d'après la
carte » qu'on s'est dit à plusieurs reprises, jusqu'à
atterrir dans un petit patelin (ou grande ville, selon la carte). Là,
à l'occasion de la fête organisée sur l'île en ce week-end
particulier, on s'est finalement retrouvées à tester les
« Kolbullar », un mixture suspecte aux premiers abords,
mi-pancake mi-omelette, cuisinée sur le barbecue et dégustée sur
une table de jardin au milieu de tracteurs et de papis suédois.
| J'irai pas jusqu'à dire que c'était Miam ... |
Il nous reste encore le
temps d'atteindre la pointe Sud de l'île, de monter en haut du phare
Jan, d'y admirer l'envol des oiseaux vers le Sud, de chercher en vain
où s'arrête la mer et où commence le ciel. Puis il est déjà
l'heure de repartir. Växjö et deux chapitres de « Global
Political Economy » à lire pour le cours de lundi nous
attendent.
Vous pouvez découvrir le récit de Flavie en 26 points et autant de lettres : ici.

8 commentaires:
Et quand je pense que j'ai failli voir tout ça ! Bravo pour les photos maman
Le phare est très beau ! Tout comme le moulin et le 1er château ... dis, tu as conduis, toi ?
Sinon, quand tu racontes que vous vous arrêtiez à chaque fois qu'il y avait un oiseau et tout, ça m'a fait pensé à mon road trip MontRushmore/Yellowstone et compagnie ! Sauf que nous c'était plutôt "Ohhh le panneau d'entrer de l'état, on s'arrête ?!!"
: )
Non, je n'ai pas conduit. Seule Ann Katrin a conduit, Flavie et moi ne nous sentions pas suffisamment à l'aise. Et d'ailleurs je pense que j'aurais eu du mal avec la voiture parce qu'elle était tellement silencieuse qu'on n'entendait même pas le moteur tourner, ce qui n'est pas simple pour passer les vitesses ! =D
Tes photos sont vraiment superbes Pauline !! x)
j'aime beaucoup la conception des grandes et petites villes suédoises =D
Heureusement qu'il y a le blog de Flavie pour découvrir la recette des Kanelbullar... Merci Flavie.
Maman
Kolbullar ... Dis moi, y'a pas qu'au premier abord que ça a l'air bizarre comme truc ! Rien que le nom devrait te dire "Attention, méfie toi, truc suédois pas bon !"
Et tu l'as mangé ? Chapeau bas ;)
Le nom suédois n'est pas bizarre, normalement les noms en -bullar marchent bien. Par contre, au premier abord, ça donnait surtout : "hummm, allons manger de la graisse solide" !
Mais quand tu es perdue au milieu de nulle part avec ton estomac qui crie famine depuis plus d'une heure, tu manges !
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